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Conseils · 21 septembre 2026 · 12 minutes de lecture

Pourquoi recycler nos smartphones et ordinateurs est devenu indispensable

Un ancien smartphone oublié dans un tiroir. Un ordinateur portable qui ne démarre plus. Une carte graphique devenue trop ancienne. Une tablette dont l’écran est cassé. Quelques barrettes de mémoire, une carte mère ou des câbles conservés «…

DJOBI TeamPassionnés de tech & hardware
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Un ancien smartphone oublié dans un tiroir. Un ordinateur portable qui ne démarre plus. Une carte graphique devenue trop ancienne. Une tablette dont l’écran est cassé. Quelques barrettes de mémoire, une carte mère ou des câbles conservés « au cas où ». Pris séparément, ces appareils peuvent sembler insignifiants. Multipliés par des millions de foyers, ils représentent pourtant une quantité considérable de matières premières qui pourraient être réutilisées.

Nous avons pris l’habitude de considérer nos appareils électroniques comme des objets finis, on les achète, on les utilise pendant quelques années puis on les remplace. Pourtant, derrière chaque smartphone, ordinateur ou composant informatique se cache une chaîne industrielle beaucoup plus complexe. Il a fallu extraire des minerais, les transformer, fabriquer des composants électroniques, produire une batterie, assembler l’appareil puis le transporter parfois sur plusieurs milliers de kilomètres avant qu’il arrive entre nos mains.

Lorsqu’un appareil arrive réellement en fin de vie, le laisser dormir pendant dix ans dans un placard ou le jeter avec les déchets ménagers revient donc à perdre une partie des ressources utilisées pour le fabriquer. Recycler l’électronique permet au contraire de récupérer une partie de ces matériaux et de les réintroduire dans l’économie.

Le sujet devient d’autant plus important pour l’Europe que notre continent dépend fortement de l’étranger pour son approvisionnement en nombreuses matières premières critiques. Recycler davantage nos appareils électroniques n’est donc plus seulement une question de déchets. C’est aussi une question de ressources, d’industrie et progressivement de souveraineté.

Votre vieux smartphone contient beaucoup plus de ressources qu’il n’y paraît

Lorsqu’on regarde un téléphone, on voit principalement du verre, du métal et du plastique. À l’intérieur, la situation est beaucoup plus intéressante. Les équipements électroniques contiennent une multitude de matériaux différents : cuivre, aluminium, fer, nickel, cobalt, lithium, argent, or et plusieurs autres métaux utilisés en très petites quantités.

Certains équipements utilisent également des terres rares. Ce terme désigne une famille de 17 éléments métalliques possédant des propriétés particulièrement intéressantes pour les technologies modernes. On les retrouve notamment dans certains aimants permanents, haut-parleurs, moteurs miniatures et différentes technologies électroniques.

Il faut toutefois éviter une idée reçue : un smartphone n’est pas constitué principalement de terres rares. Elles peuvent être présentes en quantités relativement faibles. Mais lorsque plusieurs millions d’appareils sont produits chaque année, ces petites quantités finissent par représenter un enjeu industriel considérable.

Les terres rares ne sont d’ailleurs qu’une partie du problème. Les batteries nécessitent notamment du lithium et, selon leur chimie, du nickel ou du cobalt. Les circuits imprimés utilisent du cuivre ainsi que de petites quantités de métaux précieux. Les connecteurs, les écrans, les moteurs, les systèmes audio et les différents composants nécessitent chacun leurs propres matériaux.

Un ordinateur pousse encore plus loin cette accumulation. Carte mère, processeur, mémoire vive, SSD, alimentation, système de refroidissement, cartes d’extension et connecteurs représentent autant de composants dans lesquels différentes matières ont été incorporées.

À retenir : recycler un appareil électronique ne signifie pas simplement éviter qu’il finisse dans une poubelle. L’objectif est également de récupérer autant que possible les métaux, plastiques et autres matières qu’il contient afin qu’ils puissent être valorisés ou réutilisés dans de nouveaux produits.

Derrière nos appareils électroniques se cachent des mines situées à l’autre bout du monde

Avant qu’un métal puisse être intégré dans un smartphone ou une carte mère, il faut d’abord l’obtenir. Cela implique généralement l’extraction de minerai, son traitement, sa séparation puis différentes étapes de raffinage avant d’obtenir une matière suffisamment pure pour l’industrie.

Ces opérations nécessitent des infrastructures importantes et peuvent consommer beaucoup d’énergie, d’eau et de produits chimiques. Leur impact dépend fortement du minerai concerné, de la mine, des procédés industriels utilisés et des réglementations environnementales locales.

Les terres rares illustrent particulièrement bien le problème. Leur nom pourrait laisser penser qu’elles sont extrêmement difficiles à trouver dans la croûte terrestre. Le véritable défi réside souvent davantage dans leur concentration, leur extraction et surtout leur séparation, qui peut nécessiter des procédés industriels complexes.

L’Europe se retrouve alors dans une position délicate. Elle consomme énormément de technologies nécessitant des matières premières critiques, mais une part importante de son approvisionnement dépend de pays extérieurs à l’Union européenne.

Les dernières données d’Eurostat illustrent cette dépendance. En 2025, l’Union européenne a importé environ 15 100 tonnes de terres rares. En poids, 46,8 % de ces importations provenaient de Chine. La Russie représentait 25,9 % et la Malaisie 23,1 %. À eux trois, ces pays représentaient donc l’immense majorité des volumes importés par l’Union européenne.

La dépendance ne concerne d’ailleurs pas uniquement les terres rares. L’Union européenne dépend fortement de fournisseurs extérieurs pour différentes matières premières indispensables à l’industrie numérique, aux batteries, aux énergies renouvelables, à l’aéronautique ou encore à la défense.

Cette situation explique pourquoi les matières premières critiques sont devenues un sujet stratégique pour l’Europe. La Commission européenne estime par exemple que la demande européenne en métaux de terres rares pourrait être multipliée par six d’ici 2030 par rapport aux niveaux de référence utilisés pour ses projections.

Continuer à consommer davantage de technologies tout en dépendant presque exclusivement de nouvelles matières extraites et importées serait donc particulièrement risqué. L’Europe cherche logiquement à diversifier ses fournisseurs, développer certaines capacités locales et surtout récupérer davantage les matières qui se trouvent déjà sur son territoire.

Et si une partie de nos futures ressources était déjà dans nos tiroirs ?

C’est probablement l’une des images les plus simples pour comprendre l’intérêt du recyclage électronique. Nous cherchons de nouvelles ressources à des milliers de kilomètres alors qu’une partie des matières déjà extraites se trouve actuellement dans des millions d’appareils inutilisés.

Eurostat a étudié ce que les Européens faisaient de leurs anciens appareils. En 2024, 51 % des personnes âgées de 16 à 74 ans déclaraient conserver leur ancien téléphone ou smartphone à la maison. Seulement 11 % indiquaient l’avoir recyclé, tandis que 18 % l’avaient donné ou vendu.

La situation est assez similaire pour les ordinateurs portables et les tablettes : 34 % étaient conservés à domicile et seulement 11 % recyclés. Pour les ordinateurs fixes, le recyclage atteignait 15 %, mais 19 % des personnes interrogées continuaient malgré tout à garder leur ancien appareil chez elles.

Il existe évidemment de bonnes raisons de conserver temporairement un ancien appareil : téléphone de secours, ordinateur contenant encore des données à récupérer ou matériel destiné à être réparé. Le problème apparaît lorsque l’appareil reste inutilisé pendant des années sans perspective de réemploi.

À l’échelle d’un foyer, un téléphone oublié semble insignifiant. À l’échelle de centaines de millions d’Européens, ces tiroirs deviennent une véritable mine urbaine : une immense réserve dispersée de cuivre, aluminium, métaux précieux, batteries, cartes électroniques et autres matières déjà extraites et transformées.

Le recyclage ne permettra évidemment jamais de récupérer parfaitement toutes les matières présentes dans tous les appareils. Certaines sont utilisées en quantités minuscules, mélangées ou techniquement difficiles à séparer. Mais chaque matériau effectivement récupéré réduit la quantité de matière vierge qu’il faudra produire pour certains nouveaux usages.

Réparer d’abord, recycler ensuite : le meilleur déchet électronique reste celui que l’on évite

Recycler est indispensable, mais cela ne signifie pas qu’il faille envoyer au recyclage un appareil qui fonctionne encore. La première question à se poser devrait toujours être : peut-il encore servir ?

Un ordinateur devenu lent peut parfois retrouver plusieurs années de vie grâce à une augmentation de mémoire, au remplacement d’un disque dur par un SSD ou simplement à une réinstallation propre du système. Un smartphone dont la batterie est usée peut parfois repartir pour plusieurs années après son remplacement. Un écran cassé n’implique pas forcément que tout le téléphone soit bon à jeter.

Lorsqu’un appareil fonctionne encore mais ne correspond plus à vos besoins, la revente, le don ou le reconditionnement sont généralement préférables à sa destruction. L’appareil continue alors d’être utilisé sans nécessiter immédiatement la fabrication d’un remplaçant pour son nouvel utilisateur.

L’ADEME recommande justement cette logique : réparer lorsque c’est possible, donner ou revendre lorsque l’appareil peut encore être utilisé, puis recycler lorsqu’il est réellement arrivé en fin de vie.

En France, le réemploi progresse mais reste encore très inférieur au volume de matériel mis sur le marché. Selon le bilan 2024 publié par l’ADEME, environ 2,3 millions de tonnes d’équipements électriques et électroniques ont été mises sur le marché au cours de l’année. Plus de 1,2 million de tonnes ont été collectées et 45 017 tonnes ont trouvé une seconde vie à travers le réemploi et la réutilisation.

Prolonger la durée de vie et recycler ne sont donc pas deux stratégies opposées. Elles sont complémentaires. On essaie d’abord de conserver le produit ou ses composants en usage aussi longtemps que raisonnablement possible. Lorsque cela n’a plus de sens, on récupère les matières qui peuvent l’être.

Que devient réellement un ordinateur lorsqu’il part au recyclage ?

Recycler ne consiste évidemment pas à déposer un ordinateur entier dans une machine qui ferait immédiatement ressortir un nouvel ordinateur de l’autre côté. Le traitement s’effectue en plusieurs étapes.

Une fois collecté par une filière adaptée, le matériel est acheminé vers un centre de traitement. Il peut être démantelé, dépollué lorsque cela est nécessaire puis séparé en différentes catégories de composants et de matériaux.

Les batteries nécessitent par exemple un traitement spécifique. Les cartes électroniques, métaux, plastiques et autres éléments peuvent suivre des filières différentes. Les matières récupérables sont ensuite préparées afin de pouvoir être réintroduites dans de nouveaux cycles de production lorsque les procédés industriels le permettent.

Cette étape de dépollution est tout aussi importante que la récupération des matières. Les déchets électroniques peuvent contenir des substances qui ne doivent pas finir dans l’environnement ou être traitées comme de simples déchets ménagers.

C’est pour cette raison qu’un ordinateur, une tablette, un smartphone ou une carte électronique ne doit pas être jeté dans la poubelle classique. Ces produits appartiennent à la catégorie des déchets d’équipements électriques et électroniques, généralement désignés par les sigles DEEE ou D3E, et disposent de filières de collecte et de traitement spécifiques.

Un geste important avant de vous séparer d’un appareil : pensez à sauvegarder les fichiers que vous souhaitez conserver, à vous déconnecter de vos comptes lorsque cela est possible et à effacer vos données personnelles avant de remettre un smartphone, une tablette ou un ordinateur à un service de réemploi ou de recyclage.

Où recycler un smartphone, un PC ou ses anciens composants ?

En France, plusieurs solutions existent. Les appareils électroniques peuvent notamment être déposés dans des points de collecte dédiés, dans certaines déchèteries ou rapportés auprès de distributeurs selon les conditions prévues pour la collecte des équipements électriques et électroniques.

L’ADEME met également à disposition des informations permettant de trouver les solutions adaptées selon le type d’appareil : téléphone, tablette, console, ordinateur, écran, imprimante, accessoires informatiques et de nombreux autres équipements.

Chez DJOBI, nous souhaitons également participer à cette démarche. Si vous possédez un smartphone ou un ordinateur dont vous souhaitez vous débarrasser pour qu’il soit recyclé, vous pouvez directement nous contacter.

La démarche est volontairement simple : contactez DJOBI et nous vous transmettrons un bon d’expédition afin que vous puissiez nous envoyer gratuitement votre appareil destiné au recyclage. Vous n’avez ainsi pas besoin de conserver pendant des années un ancien téléphone ou ordinateur simplement parce que vous ne savez pas quoi en faire.

Avant l’expédition d’un smartphone ou d’un ordinateur contenant un support de stockage, pensez toutefois à effectuer une sauvegarde de vos fichiers importants et à supprimer vos données personnelles lorsque l’état de l’appareil le permet. Pour un smartphone, cela implique notamment de retirer vos comptes et de réinitialiser l’appareil avant son envoi.

Et si votre appareil fonctionne encore, ne soyez pas surpris si la meilleure solution n’est finalement pas de le détruire. Lorsqu’un produit peut raisonnablement être réparé ou réemployé, prolonger sa durée de vie reste préférable à un recyclage prématuré.

Recycler nos appareils, c’est aussi réduire une dépendance stratégique pour l’Europe

Pendant longtemps, le recyclage électronique a surtout été présenté comme un sujet environnemental. Cette dimension reste fondamentale, mais le contexte économique et géopolitique lui donne désormais une importance supplémentaire.

L’Europe veut accélérer la récupération de ses matières premières critiques afin de réduire sa dépendance aux importations. Le Critical Raw Materials Act fixe notamment pour 2030 un objectif selon lequel les capacités de recyclage de l’Union doivent pouvoir produire au moins 25 % de sa consommation annuelle de matières premières stratégiques.

Le défi reste immense. La Commission européenne reconnaît que la récupération de certaines matières demeure encore très faible. Pour les terres rares notamment, les volumes effectivement recyclés restent aujourd’hui très éloignés de leur potentiel.

Cela transforme progressivement notre vision du déchet électronique. Un ancien appareil n’est plus seulement quelque chose dont il faut se débarrasser proprement. C’est également un gisement secondaire de matières premières déjà présentes en Europe.

Chaque tonne de cuivre, de lithium, de nickel ou d’autres matières récupérée localement ne rend évidemment pas l’Europe indépendante à elle seule. Mais l’accumulation de millions de produits correctement collectés peut progressivement alimenter une véritable économie circulaire.

Et c’est précisément là que le geste individuel rejoint un enjeu beaucoup plus grand. Recycler un téléphone de 180 grammes peut sembler dérisoire face aux besoins de toute une industrie. Pourtant, l’industrie du recyclage ne peut récupérer que ce qui lui est effectivement confié. Un matériau enfermé dans un smartphone oublié au fond d’un tiroir reste inaccessible à toute filière de recyclage.

Avant de jeter, regardons autrement les appareils que nous possédons déjà

Nous changeons facilement de téléphone, d’ordinateur ou de composants parce que l’innovation technologique avance vite. Cela ne signifie pas que les appareils remplacés ont immédiatement perdu toute valeur.

Un produit encore fonctionnel possède une valeur d’usage et peut parfois servir à quelqu’un d’autre. Un produit réparable contient encore des composants utilisables. Et même lorsqu’un appareil est définitivement hors service, une partie de ses matières peut conserver une valeur industrielle.

Le bon réflexe peut donc tenir en trois questions très simples : est-ce que je peux encore l’utiliser ? Est-ce que quelqu’un d’autre peut l’utiliser ? Et si la réponse est non, est-ce que je peux le faire recycler correctement ?

Appliquée à des millions d’appareils, cette logique permet de prolonger leur durée de vie, de limiter les déchets mal orientés et d’améliorer la récupération des ressources déjà extraites.

Alors la prochaine fois que vous ouvrirez ce fameux tiroir rempli d’anciens téléphones, de chargeurs et de composants informatiques, regardez-le différemment. Vous n’avez peut-être pas simplement devant vous une collection de vieux appareils. Vous avez une petite réserve de matières premières qui attend de retrouver une utilité.

En conclusion : recycler nos smartphones, ordinateurs, tablettes et composants électroniques permet à la fois de traiter correctement des déchets complexes et de récupérer une partie des ressources qu’ils contiennent. Pour une Europe fortement dépendante des importations de nombreuses matières premières critiques, cette économie circulaire devient également un enjeu industriel et stratégique. Mais avant le recyclage viennent toujours la réparation et le réemploi : prolonger la vie d’un appareil fonctionnel reste généralement la meilleure solution. Lorsqu’il est réellement arrivé en fin de vie, il ne devrait en revanche jamais terminer dans une poubelle classique ou rester oublié indéfiniment dans un placard. Et pour vos anciens smartphones et ordinateurs, vous pouvez également contacter DJOBI : nous vous transmettrons un bon d’expédition afin que vous puissiez nous envoyer gratuitement votre appareil destiné au recyclage.

Sources : ADEME, Eurostat et Commission européenne.

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